dimanche 13 octobre 2013

Pas ça ...

Je marche seule dans la nuit de l'âge. Un pas de plus vers le néant. Un pas sans mon papa. Voilà, papa est mort ... le 03 octobre 2013. Un par terre de malheur dans ma vie. Je marche dans la tristesse. J'avance dans le noir. Ne pars pas ...

jeudi 11 mars 2010

mille instants...

Mille instants, une pensée : La mort arrive, certainement, avec l'âge de 30 ans. Je décline mon identité face à l'immensité ... et à la fin, aussi.
Frivolité, légèreté, inconstance et rugissements... Sérieux, lourdeur, linéaire et silencieux. peu m'importe les autres ...

Barbe à Papa ou fête du cochon, les souvenirs sont d'aujourd'hui, hier est bien loin parti.
Malice ou discrète, l'emporte pièce de ma personnalité ... cassé.
Reste la terre, glaise, lourde, humide ... maléée et tordue, et pourtant harmonieuse. Je ne te cuirais pas, et je garderai près de moi un bol empli d'eau, pour tous les jours changer, grandir et réviser ce qui reste de moi, ce qui vient de toi, et ce qu'il tiendra de nous. Mais la terre, elle, restera la même, réorganisant ses particules, avec ses odeurs, ses saveurs, sa douceur ...

Sans fin, sauf le jour où, dans un four bien chaud, on me glissera. La statue sera elle belle ? un vase, un bol, un contenant ? une boule, pleine, fragile ? Ce jour là, ce n'est pas moi qui choisirai. ils feront de moi, ce que je leur ai légué ... vers et contre moi.

La fin est à décrire, à écrire, à jouer. Il faut l'envisager, la regarder, la décrypter ... "que voudront-ils ? que ne feront-ils pas ? quel courage leur faudra-t'il ? comment se regarderont-ils ? qui sera là ?"

vendredi 2 octobre 2009

seule

Je suis seule dans cette tristesse. Tous les jours je ne partage pas avec eux. et tous les jours, ça me manque.

lundi 7 septembre 2009

immense

Souffle de vie, instant fugace, partis trop vite. Pourtant, tous les jours, chaque seconde, pire que tout : en moi. Je pense à vous et vous ne me quittez pas d'un pas. Je pense à votre fierté, je pense à vos peurs. Il me reste des arguments Papy, que je ne t'ai pas proposés, sur l'instant qui dure, l'immortalité, la vie après la mort, la vie dans la vie des autres, l'existence sans fin grâce au vivant, le souffle dans la nature. Je comprends la peur de Dieu, la crainte qu'il n'existe pas. Dieu permet d'avoir moins peur, d'être pour toujours, dans l'immensité, dans l'ubiquité... sans Lui, il ne reste que de grandes interrogations, auxquelles on ne répond pas juste quand on a pas connu la fin dans l'amour. Ton père perdu mal, c'était un exemple erroné qui pouvait faire peur. Mais, Papy, tu as laissé un espace intouchable de clarté et de solidité, de fierté et d'intelligence. Tu as léguer ce que tu n'imaginais même pas en nous. Tu serais heureux, je crois, de te savoir si vivant en moi. mamie, pour toi, âme si combattante, ton dernier combat tu l'as gagné, parce que tu était là. Même si tu as décidé de ne plus souffrir et que ta solitude immense pesait trop lourd sur toi, que tu avais toujours cette fierté qui disait "je ne serais pas un poid" ... tu es ma plume, qui vole dans mon cœur quand je pense à mes tartines de jambon beurre sans croûte, mes tartines de chocolat fondu pour le goûter, et puis aussi tes yeux bleus cristallins qui me disaient parfois "je suis trèèès en colèèèère"... rien n'est parti. De vous il reste un sentiment inébranlable de rectitude, de force, de courage, d'amour, de tendresse, de fierté, de douceur, de droiture, de loyauté, de solidarité au delà du raisonnable ...
Vous me manquez, encore ... et encore ...

mardi 16 juin 2009

Le temps passe et l'absence ne s'écoule pas avec lui ...

Des mois, des jours, des milliers de minutes ...
Chacune passée sans eux ...
La renonciation à l'héritage nous couvre, nous sommes libérées de leurs dettes infinissables que la maison de retraite leur avait savamment concocté. Vive la charité chrétienne. elle s'arrête à un peu de patience en attendant un chèque... mais le jour où ils veulent être payé, il n'est plus question d'entraide. Un centre aussi tristement financier que les autres. Non, comme on nous l'avait dit, ce n'est pas un centre qui recueille les vieux pasteurs en retraite et leurs femmes, un centre dans lequel ceux qui ont les moyens donnent ce qu'ils on, et dans lequel les gens qui n'ont presque rien donnent aussi ce qu'ils ont, mais dans lequel on ne leur demande pas ce qu'ils n'ont pas. C'était faux. ils avaient 20 euros d'argent de poche ... Maman ne pouvait pas les aider, elle-même couverte des dettes que sa vie lui avait laissées. Moi et ma soeur ? tout juste entrain de nous construire une carrière, chacune avec deux enfants et pour ma part même pas de pension alimentaire ... comment faire ? j'ai voulu accueillir mamie en fin de vie, parce que ça, je pouvais le faire, mais elle ne pouvait pas monte les 3 étages...
J'ai fait leur déménagement lorsqu'ils en ont eu besoin ...
mais je ne pouvais donner plus.
Le reste de la famille a de l'argent, beaucoup même ... mais ils ont beaucoup parlé sans jamais aider vraiment ... mes pauvres grands-parents, ces lutteurs pour la vie, la liberté, l'égalité, ils étaient toujours restés des rebelles qu'on admire mais qu'on ne veut pas voir de trop près... Ma tendre maman, leur digne fille, éponge des souffrances, elle aussi fut bien mise à mal par la ségrégation religieuse, l'esprit obtus des ignorants ...
Et je suis triste, papy avait un dossier avec mes lettres ... mes mots d'amour ... et il est resté là bas, il finira, déguelant d'une poubelle triste, une poubelle de petit vieux, comme on en a tous croisé sur les trottoirs de nos villes et de nos campagnes, ces poubelles dont on a presque rit quand on étiat ado, face à ces chaussures informes et démodées, ces robes à fleurs rendues tristes par les lavages consciencieux, ces draps sublimes, brodés à la main, mais dont personne ne veut plus, ces dates en haut de papiers jaunis par le temps, cornés par des doigts qui ont vécus ...
Toutes les choses qu'il avait précieusement gardées auprès de lui, les vestiges de sa liberté, les souvenirs de sa vie de labeur et de fierté. J'ai honte de n'avoir pas assez d'argent pour éponger leurs dettes, juste pour pouvoir encore fouiller dans les tiroirs de mon papy chéri, le bureau qui aurait du me revenir ... et qui finira chez un antiquaire...
Ils doivent être soulagés, de là où ils nous regardent, de savoir que nous ne payerons pas pour eux.

Tous les matins, je suis lourde de leur absence, je pense à eux pour chaque pas que je fais, quand je vais chercher du pain avec un enfant par la main, quand je regarde un livre, que je joue aux cartes, quand je vais travailler, que je marche, quand j'attend le petit feu vert du piéton, quand mes enfants me parlent de la mort, quand ma famille est disloquée par les occupations, quand je me lave les mains, avec un vieux savon rêche, que je renifle les petits doigts des garçons parce qu'ils mentent, comme moi, avant de passer à table, quand j'ouvre internet, et que les liens de papy sont encore là et que je les relis, des heures durant...
Ils me manquent comme jamais ... je les aime si fort ... les images de la fin sont gravés dans ma mémoire et j'ai mal de cette vieillesse infidèle qui traverse les corps après les avoir saccagés.
je commence à avoir peur, peur de l'âge et de ses ravages, je commence à avoir mal, mal de la maladie qui s'abat sur tous les membre de notre famille, je commence à être en paix, en paix avec le vide...
mais je termine chaque jour en pensant que mes tourments sont ceux de la vie...

jeudi 20 novembre 2008

Un jour s'écoule.

Comment se faire à l'évidence éphémère de la mort ?
Il avait peur d'être "néantisé". Elle n'avait pas une peur vicérale, mais un dégoût pour la mort.
Elle trouvait ca avillissant, moche et sinistre. Elle trouvait que dans la mort, il n'y a rien à apprendre, rien à voir, rien à savoir. Elle trouvait aussi que le mystère entretenait la mort intime. Comme si l'intimité choisie était celle du choix que l'on peut encore faire en choisissant de ne voir que Tel ou Untel.
Elle refusait de nous voir parceque son esprit était intact, spectateur de ce qu'elle detestait. Elle regardait son corps désagrégé et rendu informe par la maladie et la souffrance, les médicaments et les opérations, et elle disait "je me dégoute".
Il y a une part de moi qui se brise en imaginant qu'on puisse dire ça pour ces raisons là, celles qui sont inhérentes à la maladie et à la fin de vie.
il y a une part de moi qui disparait devant le vide laissé par Elle et Lui, j'ai du accepter cette nouvelle solitude de l'adulte. J'ignorais, parcequ'on m'avait bien gardée, que la vie se logeait dans la mort.
Aujourd'hui je le sais, je le possède et je suis comme prête à vivre enfin avec la réalité.
Je les aime, ils sont mort, et je les aime encore.

vendredi 22 août 2008

En matière de limites, à quel endroit se trouve la limite de ce qui nous appartient ? à ce que nous racontons en l'assumant ? à ce que nous ne racontons pas ? à ce que nous ne racontons plus ?
Où se trouve la limite entre l'analyse et le partage ?
Le moment d'être seul est-il rattachable au moment de la fin ? l'après, la suite est-elle une question de présent ? une question de passé ? une question d'experience ?
La "façon" est-elle "uniforme" ? Est-elle dans un nouveau "partage" dans lequel on dispose "l'envie de parler", "l'envie de partager" et "l'envie de s'écouter", en vrac, dans un instant de non-solitude apparente ?
Finalement ... oui, la limite est dans ce que nous ne partageons plus, la limite est dans ce que nous nous sommes approprié du passé, la limite entre le travail et l'après (soit la fin) est forcément un moment de solitude dans lequel on apprend à fabriquer des processus de substitution et la façon est sans doute un pot-pourri des multiples facteurs de "lien" humain ...
Finalement... j'ai mes réponses.

mercredi 13 août 2008

le bonheur est consitutif des limites du malheur, et il est contituté des limites de ce dernier aussi ...

sens

milles questions d'Homme
une réponse de femme
je n'ai que la mienne, celle des autres leur appartient . il n'y a pas de globalité dans la pensée, il n'y a pas d'unité dans le sens, il est un, unique.
l'individu n'est humanité que dans son envirronement et son enveloppe... le reste est aussi ponctuel que son souffle.
se rapprocher des autres, c'est s'éloigner de la globalité, des combats à échelle planétaire... se rapporcher des autres, c'est se centrer sur ses propres émotions, c'est avancer "à taton" entre l'un et le soi...
y a t'il un reçu à la fin de la vie? un truc qui atteste qu'on a tenté de se globaliser avec les autres et que donc one st pas totalement égoiste ?

jeudi 7 août 2008

chercher

trouver
deviner
choisir
trancher
décider
avancer
cristalliser
bouger
contrôler
gérer
s'accrocher
sentir
rassurer
écouter
regarder
prendre
enregistrer

Un souffle.

La vie virevolte
an après an,
quelques amis restent
ceux qui ne prennent pas de force
sans failles
juste de nouveaux décors.
An après an, je découvre ;
l'amertume et la résignation
le début et la fin, 
la fin dès le début.
Donner la vie,
inconsciemment, sans savoir, 
que jeune et puéril,
absent de la mort
sans le devoir de la vie.
Juste quelques éthiques,
parfois des étiquettes,
un souffle de douceur
qui perd de sa couleur
quand on connaît l'horreur de la disparition.
Brisés, les gens aimants,
cassés par le présent
rompu sous l'absence,
mais vibrants de souvenirs.
Une vie après la vie,
un lien qui ne s'arrête
qu'après ta propre mort !
Et ensuite ? Plus rien.
Il avait raison.
Et Elle aussi...

Merci Aka, pour ton existence.

mercredi 30 juillet 2008

je n'en reviens toujours pas ...

Pierre Curie est décédé le 20 avril 2008 à 18h des suites d'un cancer de la prostate découvert le 4 Aout 2007.
Il a séjourné du mois d'octobre à son décès à la Maison de Retraite du Chatelêt, rue du Bel Air à Meudon. Sa femme Jacqueline est allée le rejoindre un mois plus tard.
Durant ces longs mois de souffrances, il a subit des négligeances qui ont aggravées la maladie : durant 3mois son traitement contre le cancer n'a pas été administré. S'en sont suivies des crises terribles de douleurs et d'épuisement qui ont eu raison de lui. Pourtant, une semaine avant sa mort, il me disait qu'il voulait écrire, qu'il avait des choses en cours, des choses à partager et à approfondir. J'aurai aimé suspendre le temps pour m'arrêter à ses côtés et prendre en note toutes ses pensées, les inscrire dans un grand livre d'amour et de connaissance. Je n'ai pas pu arrêter le temps.
Toutes, nous avons perdu un homme, un père, un mari, un repère .... Il avait peur de disparaitre, de n'être plus qu'une poussière, même pas éternelle. Il avait peur d'être oublié. Pas une seconde ne se passe sans lui ... et pourtant il avait cette peur irrationnelle et panique. Il pleurait en quittant le monde des vivant, transporté dans des sanglots de vie...
Toutes les denières minutes sont inscrites en moi.
Excuses-moi de n'avoir pas publié d'article pour toi depuis ton décès, je n'en avais pas la force.

Papy, je t'aime.

Ta petite fille qui est comme ta fille ...

mercredi 16 avril 2008

A caractère inoubliable ...

Le charme d'antan

C'est aussi quand il me dit que rien n'effacera ce que je suis pour lui ...

mardi 15 avril 2008


C'est parti !!!!!!!!!

Ouverture sans couverture ...


Premier jour, naissance, accouchement ... nous y sommes, un blog que pour les lettres que j'iame écrire... Noyons-nous dans la précision.