lundi 7 septembre 2009

immense

Souffle de vie, instant fugace, partis trop vite. Pourtant, tous les jours, chaque seconde, pire que tout : en moi. Je pense à vous et vous ne me quittez pas d'un pas. Je pense à votre fierté, je pense à vos peurs. Il me reste des arguments Papy, que je ne t'ai pas proposés, sur l'instant qui dure, l'immortalité, la vie après la mort, la vie dans la vie des autres, l'existence sans fin grâce au vivant, le souffle dans la nature. Je comprends la peur de Dieu, la crainte qu'il n'existe pas. Dieu permet d'avoir moins peur, d'être pour toujours, dans l'immensité, dans l'ubiquité... sans Lui, il ne reste que de grandes interrogations, auxquelles on ne répond pas juste quand on a pas connu la fin dans l'amour. Ton père perdu mal, c'était un exemple erroné qui pouvait faire peur. Mais, Papy, tu as laissé un espace intouchable de clarté et de solidité, de fierté et d'intelligence. Tu as léguer ce que tu n'imaginais même pas en nous. Tu serais heureux, je crois, de te savoir si vivant en moi. mamie, pour toi, âme si combattante, ton dernier combat tu l'as gagné, parce que tu était là. Même si tu as décidé de ne plus souffrir et que ta solitude immense pesait trop lourd sur toi, que tu avais toujours cette fierté qui disait "je ne serais pas un poid" ... tu es ma plume, qui vole dans mon cœur quand je pense à mes tartines de jambon beurre sans croûte, mes tartines de chocolat fondu pour le goûter, et puis aussi tes yeux bleus cristallins qui me disaient parfois "je suis trèèès en colèèèère"... rien n'est parti. De vous il reste un sentiment inébranlable de rectitude, de force, de courage, d'amour, de tendresse, de fierté, de douceur, de droiture, de loyauté, de solidarité au delà du raisonnable ...
Vous me manquez, encore ... et encore ...

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