jeudi 11 mars 2010

mille instants...

Mille instants, une pensée : La mort arrive, certainement, avec l'âge de 30 ans. Je décline mon identité face à l'immensité ... et à la fin, aussi.
Frivolité, légèreté, inconstance et rugissements... Sérieux, lourdeur, linéaire et silencieux. peu m'importe les autres ...

Barbe à Papa ou fête du cochon, les souvenirs sont d'aujourd'hui, hier est bien loin parti.
Malice ou discrète, l'emporte pièce de ma personnalité ... cassé.
Reste la terre, glaise, lourde, humide ... maléée et tordue, et pourtant harmonieuse. Je ne te cuirais pas, et je garderai près de moi un bol empli d'eau, pour tous les jours changer, grandir et réviser ce qui reste de moi, ce qui vient de toi, et ce qu'il tiendra de nous. Mais la terre, elle, restera la même, réorganisant ses particules, avec ses odeurs, ses saveurs, sa douceur ...

Sans fin, sauf le jour où, dans un four bien chaud, on me glissera. La statue sera elle belle ? un vase, un bol, un contenant ? une boule, pleine, fragile ? Ce jour là, ce n'est pas moi qui choisirai. ils feront de moi, ce que je leur ai légué ... vers et contre moi.

La fin est à décrire, à écrire, à jouer. Il faut l'envisager, la regarder, la décrypter ... "que voudront-ils ? que ne feront-ils pas ? quel courage leur faudra-t'il ? comment se regarderont-ils ? qui sera là ?"

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